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Quatre ans après le début de la guerre, La Croix L’Hebdo a parcouru les 1 300 km de la ligne de front ukrainienne pour raconter le quotidien des civils et des soldats sous le feu russe. Un grand reportage d’une intensité rare, nourri d’instants de vie, de courage et d’innocence, pour comprendre ce que signifie “tenir” face à la destruction.
Le numéro propose également un entretien exceptionnel avec Gisèle Pelicot qui témoigne, à l’occasion de la sortie de son livre, de sa reconstruction et de la force qui permet de rester debout après l’indicible.
Edito de Bruno Bouvet, rédacteur en chef de La Croix L’Hebdo
« Défier la mort »
Il est certains adjectifs que l’on rechigne à utiliser, de peur de préjuger de l’avis du lecteur. Mais cette semaine, nous avons vraiment envie de dire que ce numéro est exceptionnel. Par son contenu, autant que par son ton, traversé à la fois d’une immense gravité et d’une puissance de résilience.
Au sommaire, deux documents particulièrement forts : d’abord, l’interview de Gisèle Pelicot, qui prend longuement la parole à l’occasion de la sortie de son livre Et la joie de vivre, dont le titre est en lui-même un incroyable manifeste. Une invitation bouleversante à surmonter les épreuves, par celle-là même qui, soumise chimiquement par son mari, a subi les viols de dizaines d’hommes. Ensuite, trente pages de reportages en Ukraine, le long des 1 300 kilomètres de la ligne de front, qui balafre et endeuille le pays depuis l’invasion russe il y a quatre ans.
« Ce que je souhaitais surtout montrer, c’est qu’on peut rester debout, malgré l’adversité. » Cette phrase résume à elle seule l’extraordinaire disposition d’esprit de Gisèle Pelicot. Et pourtant, elle se défend d’être unique, ce qui la rend encore plus admirable : « Je crois qu’on l’a tous en nous, il faut aller la chercher, cette force. » Quelques lignes plus loin, elle ajoute : « J’ai apprivoisé la mort, mais je ne suis pas morte. »
Vivre, malgré la peur inscrite au fond de soi, malgré le retentissement permanent des sirènes, la menace des bombardements et des drones : le quotidien des Ukrainiens, de tous âges, civils et militaires, notre grand reporter Laurent Larcher et la photographe Virginie Nguyen Hoang l’ont approché au plus près. Jusqu’à se rendre dans la « killing zone », là où le danger est le plus fort. Qu’ils partagent le quotidien de soldats enfouis dans leurs abris ou l’innocence d’une petite fille occupée à remplir un seau de neige pour faire jouer son chat, qu’ils assistent au concert d’un baryton dans un théâtre local ou voient les dommages causés aux corps meurtris, les deux journalistes transmettent un inestimable souffle de vie. En même temps qu’ils rendent hommage au courage de tout un peuple.
Conversation : Gisèle Pelicot, « Je suis allée chercher une force au fond de moi »
Ce qui nous lie : Mon psy et moi (épisode 8/8), « Aujourd’hui, je suis plus douce avec moi-même »
Long format : Ukraine. 1300 km sur la ligne de front
Ouverture Culture : Exposition « Au bal des sorcières », au château des ducs de Bretagne à Nantes.