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À l’approche des élections municipales, La Croix L’Hebdo est allée à la rencontre de quatre maires qui ne se représentent pas. Qu’ont-ils retiré de leur mandat ? Quels élans, quelles frustrations, quelles leçons sur la démocratie locale ? À travers leurs récits intimes, ce numéro prend le pouls d’un engagement civique souvent raconté comme épuisé, mais qui demeure plus vivant qu’on ne le croit.
Edito d’Elodie Maurot, cheffe de service de La Croix L’Hebdo
« Energie démocratique »
Nous le savons, nous le percevons autour de nous, la lassitude démocratique fait partie des grands défis de notre temps. Ressentiment généralisé, ras-le-bol envers un « système » aux contours flous, replis individualistes alimentent le sentiment d’un déclin inexorable de la démocratie. Et pourtant, les 15 et 22 mars, les Français sont appelés aux urnes pour élire 35 000 maires. Ces élus que l’on dit souvent lassés, voire dégoûtés de l’action publique, notre confrère Jacques Trentesaux est allé à leur rencontre. Et, contrairement aux idées reçues, c’est une belle dose d’énergie civique que l’on reçoit en les écoutant ! Aucun ne nie les difficultés – centralisation jacobine excessive, lenteur de l’action publique… – mais tous soulignent l’exaltation ressentie à agir concrètement et à servir le collectif.
De l’énergie politique, il est admirable que le dissident biélorusse Ales Bialiatski, prix Nobel de la paix 2022, ait encore à nous en transmettre, après quatre ans et cinq mois de détention arbitraire. Encore très affaibli, le militant des droits de l’homme ne pense qu’à la poursuite de son combat en exil. Ne voit-il pas le recul de la démocratie dans le monde ? La consolidation des régimes autoritaires ? Son regard est plutôt tourné vers la jeunesse biélorusse qui partage de plus en plus les valeurs de son engagement. Ales Bialiatski confie aussi qu’un homme a beaucoup compté dans sa vie : le dissident tchèque Vaclav Havel. Or, tout juste élu président de la Tchécoslovaquie, Havel avait adressé au peuple tchèque une déclaration sur la démocratisation du pays, le 1er janvier 1990. On peut facilement la retrouver sur Internet, elle mérite d’être relue : « Détrompons-nous, le meilleur gouvernement, le meilleur Parlement et le meilleur président ne peuvent pas à eux seuls faire grand-chose. Et ce serait injuste d’attendre la solution d’eux seulement. La liberté et la démocratie, cela signifie la participation et la responsabilité de tous. » De Havel à Bialiatski, des maires à l’ensemble des citoyens : voilà l’antidote à toute lassitude politique.
Conversation : Ales Bialiatski, « Chaque jour, je luttais contre la peur de me perdre »
Cas de conscience : Mon logement est devenu trop grand, je dois déménager ?
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Ce qui nous lie : Famille recomposée : chacun cherche sa place (épisode 1/7) « Ado, je suis devenu pote avec mon beau-père »
Long format : Splendeurs et misères de ma vie de maire
Ouverture Culture : Patrimoine. La « Tour aux figures », toute une aventure !
Récit graphique : Irène Tardif, Peau à peau (épisode 5/11)