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Cahier Croire Partir

L'appel de la vie

Il y a ceux qui ne partent jamais… La poétesse Marie Noël, dont la cause en béatification vient d’être ouverte, n’a jamais quitté Auxerre, sa ville natale. Pourtant, quel voyage intérieur, douloureux, inquiet, mystique n’a-t-elle pas accompli ! Et puis il y a ceux dont le départ de leur patrie, l’arrachement à leur famille, à leurs amis, marque l’existence, à tout jamais. Dans la Bible, partir est un commandement divin auquel on obéit sans barguigner : « Pars de ton pays »… - 64 pages- Format : 18,5 x 23 cm En savoir plus

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Il y a ceux qui ne partent jamais… La poétesse Marie Noël, dont la cause en béatification vient d’être ouverte, n’a jamais quitté Auxerre, sa ville natale. Pourtant, quel voyage intérieur, douloureux, inquiet, mystique n’a-t-elle pas accompli ! Et puis il y a ceux dont le départ de leur patrie, l’arrachement à leur famille, à leurs amis, marque l’existence, à tout jamais. Dans la Bible, partir est un commandement divin auquel on obéit sans barguigner : « Pars de ton pays ». Cet ordre, Abraham ne sera pas le seul à le recevoir. Durant de longs siècles, il faudra marcher, se déplacer, courir tous les risques de l’exil. Car c’est dans cette épreuve que Dieu parle. Les apôtres entendront le même appel dans l’injonction du Christ ressuscité : « De toutes les nations faites des disciples ». Mais bien sûr, dans la vie des hommes, les raisons du départ sont multiples. Il y a les départs volontaires, les départs obligés, les départs intérieurs, les lointains, les définitifs… Nous avons essayé de varier les approches, tout en gardant à l’esprit ce qui nous a motivés en premier pour choisir ce thème : la grande vague migratoire qui fait échouer sur nos rivages européens des milliers de réfugiés. Partir n’est pas la même chose pour tous. Et si, pour certains, c’est mourir un peu, pour d’autres c’est mourir tout court. Saint Paul a connu l’amertume des départs et la crainte de l’absence. Il a souffert de la séparation et des dangers du voyage. Il aurait tant désiré être « tout à tous ». Pour lui, partir n’était pas simplement quitter une ville pour une autre, c’était avant tout rompre avec sa famille d’origine, la foi de son enfance, ses relations. C’était se déplacer pour Dieu. Et c’est peut-être ainsi qu’il nous faut en définitive considérer l’ordre divin. « Pars » veut peut-être dire aussi « change », « renie-toi toi-même », « prends ta croix », « suis-moi ». C’est ainsi que Marie Noël l’a compris et vécu. Sans quitter Auxerre, elle a accompli un immense voyage…